Adel Abdessemed, entrelacs, Matthias Grünewald

Source photo : Le point

Adel Abdessemed, artiste de l’entrelacs. Certainement.

Entrelacs géométrique, avec l’œuvre vidéo « God is Design (2005) » où le rapport avec la religion est déjà très présent,

Entrelacs débridé,  avec cette œuvre « Décor » et bien d’autres, telles « telle mère, tel fils« 

Mais c’est la violence sublimée qui fait le pont entre ses deux œuvres, à travers les siècles et les guerres.

Et le mouvement bien entendu, la violence du mouvement.

L’un l’exprime par l’entrelacs de barbelés, l’autre par l’envol de la composition centrale et la putréfaction de la chaire.

Adel Abdessemed, Décor

particulièrement le doigt de Jean-Baptiste qui se réincarne dans les doigts du Christ.

Que j’aimerais que ces 4 Christ reviennent à Unterlinden! Peuvent-ils « être » ailleurs?

Cette résonance historique, qu’elle soit liée ou non à l’entrelacs,  marque un infini du lien qui rassure sur l’homme, rappelle son historicité culturelle.  Même joie esthético historique devant le chœur recomposé de l’église de l’abbaye de Jouarre qui marque de son sceau une histoire de 14 siècle, en reprenant le « décor » d’un tombeau de la crypte du VII s. , sise à 100 m à vol d’oiseau, dans sa même simplicité.

A vol d’oiseau!

Décor, ornementation, sens, entrelacs.

Encore à dire.. bavard!

Les quatre Christ n’ont pas de couronne… ils sont couronne, fait de la même matière d’épine.

La couronne christique apparaît comme l’un des plus beaux entrelacs qui soit.

Tous mes remerciements à Marianne, une des correspondantes fidèles de la galaxie de l’entrelacs, qui m’a rendu attentif à ce christ d’Adel Abdessemed sans savoir que celui de Matthias Grünewald a bercé toute ma jeunesse.

–) entrelacs et couronnes d’épines : le portail des entrelacs