entrelacs
levé par Mr Domergue et réduit par Mr Foulquier, litho Cantegril Bézier

Antéfixes  posés sur les combles de l’Eglise Sainte Madeleine de Bézier

« D’autres détails architecturaux font référence à l’antiquité d’une manière plus nette encore. C’est le cas des clés saillantes que l’on remarque aux arcades de Saint-Aphrodise. A la Madeleine, chacun des angles de l’abside est relié au sommet de la toiture par un arêtier de pierre en bâtière terminé, à l’aplomb du mur, par un antéfixe. Trois sur quatre des antéfixes sont encore en place, ornés d’entrelacs à deux brins de types divers (fig. Il et 9) . Viollet-le-Duc avait déjà noté l’existence de ces antéfixes et en avait donné l’explication : les· tuiles d’arêtiers devaient être fixées par du mortier, lequel risquait de se briser à la suite de mouvements dus à des changements  de température ; « on évitait cet inconvénient pendant les XI’ et XII’ siècles en posant (. .. ) des arêtiers de pierre très puissants, avec rebords de recouvrement sur les pans des couvertures :. ; les arêtiers étaient « terminés à leur extrémité inférieure par un antéfixe tenant au premier morceau, lui donnant du poids et de l’assiette à l’angle de la corniche. Viollet-le-Duc a signal é l’emploi de tels antéfixes à l’extrémité des arêtiers « dans quelques édifices de Provence et du Languedoc », mais  il n’en cite aucun exemple, hormis Béziers, et je n’en connais pas personnellement………………..Le décor à entrelacs des antéfixes de la Madeleine peut quant à lui difficilement faire supposer un recours direct à des modèles romains. » source :2

Sources :

1  Bulletin de la Société archéologique de Béziers, 1848, vol 4, p 156   ==) google books pour la planche aux entrelacs dessinés

2 Esquieu, Yves, Béziers et la Renaissance romane provençale, ,Fascicule 112, T. 28,1978,p. 123-147; ID du document : PH13-92-8 ; URL : http://provence-historique.mmsh.univ-aix.fr/n/1978/Pages/PH-1978-28-112_02.aspx ou http://provence-historique.mmsh.univ-aix.fr/Pdf/PH-1978-28-112_02.pdf