Les calligraphies en langue arabe, dans leur diversité, très souvent résonnent « entrelacs »,  par la légèreté, l’effet de mobilité, la fluidité de la graphie. L’enluminure des Corans joue de l’entrelacs, le plus souvent de l’entrelacs à air débridé et non géométrique bien que certains textes adoptent des formes plutôt géométriques. Mais l’écriture géométrique, est surtout présente sur des monuments et objets, minarets, poteries, plateaux, etc. L’arrondi  demeure néanmoins là aussi dominant.

Beaucoup de styles sont apparus au cours de l’histoire:  koufique, naskhi de facture cursive, rayhâni, tawqi, riq’a, muhaqqaq, mais aussi nasta’liq en Iran, maghrebi, bihari en Inde. Certains magnifient le mouvement, inspirent l’envolée, tournoient l’entrelacs.

C’est dans le Coran que la calligraphie s’exhausse …

« … le caractère sacré de la calligraphie… son extrême sophistication, puisque écrire c’est prier.

D’où le luxe infini des papiers employés. Rien n’est trop beau pour eux, ni l’or, ni les marbrures, ni les teintures les plus précieuses, puisqu’ils sont demeure de Sa parole.

Tout livre est accueil de Sa présence, une mosquée horizontale. »

Erik Orsenna, Sur la route du papier, Petit précis de la mondialisation, III, Stock, 2012

Les calligraphies musulmanes dans ce blog

Sources :

deux expositions et leurs mémoires:

L’exposition de la BNF est close depuis plusieurs années? Oui, mais on peut toujours la visiter, quand le numérique est  support de mémoire.

Le musée Champollion de Figeac, remarquable par sa scénarisation, son contenu, son environnement, a édité sur Calaméo un catalogue d’une exposition de 2015,  sur les « Calligraphies en terre d’islam« .

photo : BNF

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