L’entrelacs ne semble pas dominer la symbolique des peuples d’Afrique Noire. Mais peut-être me trompe-je ? Je les connaissais dans leur inspiration musulmane, dans l’art de la tresse ainsi que dans des bronzes du golfe du Nigeria.

Jusqu’au jour où je suis tombé sur des velours à la trame de raphia, produits dans le Kasaï, au centre du Congo. Entrelacs à l’imagination étonnante mêlant de façon inopinée des structures très construites à des fulgurances débridées où les rythmes du jazz ne sont pas loin. as loin

 » L’art Kuba est un art de longue tradition de la cours royale. Il est l’un des plus célèbre du Congo. L’étoffe Kuba et ou le Ntshak ; est un vêtement lié à un rang social ou à une histoire, c’est un costume d’identification de statut social de la personne qui le porte. Plus connus sous l’appellation « Velours du Kasaï »ce sont en réalité les tapis en raphia naturels tissés à la main. Du tapis, au Ntshak en passant par les jupettes des danseuses, les masques des cérémonies, le raphia est présente sous les multiples combinaisons dont seuls les kuba possèdent le secret de la technique. »     Odile Wanuke (une page simple et claire)

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Ci-dessous, l’académie de danse Caribailes présente Odile Wanuké qui enseigne les danses d’Afrique Centrale, du Congo ainsi que celles du Malawi, Rwanda, Zimbabwe. Certaines danses comme la rumba du Congo ont énormément influencé les danses de Cuba, de toute la Caraïbe et du Brésil.

Les ruptures de rythme, les jeux de bras et de mains évoque me semble-t-il les rythmes de la pièce de tissu ci-dessous.

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Cette pièce est visible au gîte Terre de Doue et s’intègre dans un ensemble d’entrelacs, multiples ponts entre les cultures, au cœur desquels on peut passer un séjour libre ou thématique, alors animé par les  hôtes.

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TISSAGE EN RAPHIA
Ethnie Kuba, Bushoong
Bushoong : jeteurs de couteaux
Kuba : peuple de l’éclair

Les secrets du tissage et de la broderie ont été révélés aux Kuba par le roi Shamba Bolongogo (1600-1620) qui était fils d’esclave et avait acquis ce savoir au cours de multiples voyages. Les Bapendé lui apprirent le tissage de raphia. Chez les Bateke ce sont les broderies qui l’impressionnèrent.
Les habitants se mirent à tisser des pagnes royaux et excellèrent dans ce domaine si bien qu’on les nomma bambala «peuple du drap».
Mais cela remonte à très longtemps puisque ce type d’étoffe existe depuis au moins le XIIème siècle. Elles ne sont apparues en Europe qu’au XVIIème.

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voir aussi les livres de la Fondation Dapper, Paris


article édité en 2010, dernière mise à jour en janvier 2017

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