Extrait du journal l’Alsace

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Les forgerons d’art font naître d’étonnants objets précieux en acier et en fer, parfois presque minéraux.

L’objet n’a d’autre fonction que de faire rêver sur sa beauté : des entrelacs de veines grises sur fond gris foncé, telle une carte de ruisseaux enroulés autour de cratères. Cet objet en acier est fait selon la technique du damassé par le forgeron d’art Gabriel Goerger, installé à Uttenheim. « On superpose cinq à sept couches de différents aciers, qui se soudent une fois chauffées à 1400°. Puis on étire, on replie, on étire, on replie… », explique Simon Luquet, stagiaire chez le forgeron d’art. Une technique que les pâtissières connaissent bien : celle de la pâte feuilletée. « Le motif est aléatoire. Quand on maîtrise très bien la technique, on peut intervenir à 45 % sur le motif : c’est cet aléatoire qui est intéressant. » Cette technique est employée depuis des siècles, notamment en Inde, au Moyen-Orient et au Japon, pour les sabres.

Contrairement au ferronnier d’art, qui contraint sa matière à froid, le forgeron travaille à chaud, largement polyvalent aujourd’hui, réalisant aussi bien des objets décoratifs et de la bijouterie que des meubles ou des garde-corps et des descentes d’escaliers. Une activité qui, pour confidentielle qu’elle soit, a trouvé sa clientèle. Selon Simon Luquet et un professionnel bas-rhinois de passage, elle connaîtrait même un renouveau.

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Artisan – artiste, Gabriel Goerger ravit!  Aller voir son site et son catalogue sous pdf.

Nous sommes là aux confins de l’entrelacs… Mais il y a le mouvement ET la vibration des moirements.  Alors!
(Il sera toujours temps de revenir à ces représentations qui semblent être à la lisière de l’esthétique de l’entrelacs mais en sont peut-être le cœur, sinon le centre).