l'entrelacs

brin immémorial d’une culture universelle

La quête

entrelacs qui tisse un chapeau sis sur la tête d'un touriste dans un des hauts lieux de l'entrelacs roman, Sant Pere de Rodes, Catalogne

L’entrelacs, un signe au cœur de notre société globalisée.

Brin immémorial d’une culture universelle, l’entrelacs est

  • une figure que l’on peut aimer,
  • un signe que l’on peut suivre à son gré,
  • un repère qui peut aider à mettre en perspective,
  • un décrypteur, impressionniste ou scientifique, du passé-présent-futur,
  • une esthétique de vie,
  • un programme de balade, de cheminement, de vie buissonnière…

Mais il est essentiellement brin qui s’entrecroise, en solitaire ou en bande, et qui trace.

L’entrelacs, composition de brins entremélés, constitue :

  • Une figure centrale dans de nombreuses cultures (celte, viking, arménienne, islamique, médiévale, etc.) et présente dans cinq continents et le sixième qu’est le numérique ;
  • Une figure qui remonte au fin fond des temps, accompagne les premières civilisations et fut présente déjà dans les cultures nomades ;
  • Une figure qui traverse les arts, arts graphiques bien entendu, et c’est à eux que l’on pense immédiatement quand on évoque l’entrelacs, mais aussi la musique, la littérature, l’architecture,  la mathématique, etc. Nous avons déjà répertorié plus de vingt catégories d’arts où l’entrelacs joue un rôle d’importance ;
  • Une figure présente tant dans les arts populaires que dans les abstractions les plus contemporaines ;
  • Une figure aux sens et aux origines peu connus et probablement très divers. On peut évoquer la magie qui se dégage de certains entrelacs celtes ou vikings, ou les mathématiques et la religion dans les entrelacs islamiques, en passant par les figures purement décoratives de l’ « art déco »;
  • Une figure visible dans de nombreux musées, mais, à quelques exceptions notoires près, très dispersée, trop anonyme, peu mise en valeur et qui demande des liens virtuels entre ses représentations pour en saisir tous les sens. Par cette situation même, l’entrelacs peut constituer un moyen de relier les musées et de se lier avec eux pour créer un réseau de connaissances et de connivences qui peut être fort utile dans l’avenir proche car les musées seront de plus en plus source de valeur (ajoutée) ;
  • Une figure qui ressurgit puissamment à notre époque et qui correspond probablement à des traits de notre civilisation ;
  • Une figure, dernier caractère mais non des moindres, inspiratrice d’œuvres de toute beauté, si essentielles du patrimoine mondial et souvent empreintes d’une grande liberté de création.

L’entrelacs est un symbole de cette culture mondiale contemporaine constituée de réseaux, de rapports, d’imbrications, de mélanges si intenses.

Peut-on à partir de l’analyse des œuvres si fortes de certaines cultures historiques, les Celtes et Vikings en Europe, l’Islam au Moyen Orient et ailleurs, les Arméniens aux confins de l’Europe et de l’Asie, les Royaumes du Bénin et du Kassaï en Afrique, pour ne nommer que quelques uns, et en cherchant les vies, les influences, les symboliques de l’entrelacs dans l’histoire peut-on comprendre la présence de l’entrelacs dans la peinture (de Pollock à Dubuffet), la musique (du jazz à la world en passant par Britten), le roman (de Joyce à Garcia Marquès) contemporains, etc et explorer sa petite part, lumineuse, à la construction de notre monde ?

Ce pari me plaît par son infinie candeur et son modeste don.

Bernard

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